Bilan perso de mon année 2025
Disclaimer : Cette newsletter est une enclave positive et optimiste d’Internet.
Elle s’adresse à ceux qui veulent grandir, se développer et croitre. C’est mon envie et tout ce que vous allez lire s’inscrit dans ce contexte. Bienvenue ! ✌️
Bonjour tout le monde !
Ça y est. 2025 touche à sa fin. 👋
Comme chaque année, c’est le prétexte parfait pour mon exercice favori : écrire mon bilan de l’année.
Cette newsletter s’annonce très riche. Faites-vous un café et installez-vous confortablement pour sa lecture. ☕
Mon bilan personnel de 2025
Pour démarrer, mes tops et flops de l’année :
Ma lecture favorite de l’année : Rational Optimist de Matt Ridley
Le livre que j’ai eu envie d’offrir cette année : Living with a Seal de Jesse Itzler
Ma découverte intellectuelle de l’année : Yves Choueifaty (vous pouvez commencer par cette interview)
Ce que j’ai fait pour la première fois en 2025 : Acheter ma maison à la campagne
Mon meilleur investissement de l’année : prendre un coach sportif pour préparer mon marathon. Je progresse 10X plus vite que si je bricolais seul.
Mon outil de l’année : Bitstack (permet d’arrondir chaque dépense et d’investir la somme automatiquement en bitcoin)
Mon Misogi pour 2026 : Courir mon premier marathon !
Quand je pense à mon année 2025, je ressens de la satisfaction.
Au niveau personnel, j’ai effectué un changement de vie radical. En milieu d’année, j’ai quitté mon appartement du centre-ville de Lyon pour acheter une maison à la campagne, en Normandie.
Ce n’était pas spécialement prévu ou anticipé. C’est même drôle car, en relisant mes carnets du début d’année 2025, j’effleurais plutôt l’idée de partir habiter au Japon quelques années. La vie m’a finalement conduit en Normandie. Je crois que j’avais simplement envie d’un nouveau chapitre. D’essayer autre chose.
Bien évidemment, sur le coup, cette décision me faisait peur. C’était un saut dans l’inconnu.
Six mois plus tard, je n’ai aucun regret. Je ne sais pas si ma vie est meilleure que celle que j’avais à Lyon. Mais ce qui est certain, c’est qu’elle est différente et qu’elle me comble. C’est ce que je cherchais. (J’ai écrit une newsletter complète sur ce sujet et je n’en changerai pas une ligne aujourd’hui).
Je ne sais pas où la vie me conduira ensuite. Mais je suis dans un terreau fertile pour planter mes racines.
Ce changement de vie m’a fait prendre conscience de l’importance de la mobilité.
Nous vivons des temps incertains : politiquement, économiquement, etc. Le monde change à vitesse grand V sous nos yeux. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. La fête ne fait que commencer.
Dans ce genre de situation, j’ai le sentiment qu’il faut absolument éviter de rester coincé dans une situation. Bloqué dans une industrie en difficulté. Un certain job. Une certaine localisation. Une certaine manière de voir le monde. Etc.
Je veux faire l’inverse : construire de la liberté, de la flexibilité et de la résilience dans ma vie. Je veux m’offrir des options pour pouvoir évoluer rapidement et rebondir en cas de besoin.
Ce qui aide concrètement dans cette optique : développer des compétences qui ont de la valeur, bâtir un réseau, créer une audience sur internet, avoir une activité indépendante, diversifier ses activités / revenus de manière intelligente et cultiver un mindset de croissance. Chaque année qui passe, je chéris un peu plus la chance que j’ai d’être entrepreneur. Et je compte bien me battre pour le rester le plus longtemps possible.
Donc même si je viens d’acheter une maison, je ne me sens pas attaché ou contraint par celle-ci. Surtout pas.
Be like water, my friend.
En écrivant mon bilan, j’ai cette phrase qui me vient en tête : “I’m in the game of running an infinite business”.
Je ne suis pas là pour faire un coup, gagner rapidement un peu d’argent, ou mener un petit projet passion.
Je suis là pour entreprendre ma vie. Je veux durer le plus longtemps possible. Je veux construire des actifs qui vont me permettre d’être encore là dans 40 ans.
Je sais qu’il n’y a aucune ligne d’arrivée. Je ne veux jamais me cramer. Ne jamais péter un câble. Ne jamais disparaître. Ne surtout pas mourir à petit feu par excès de confort.
Je ne travaille pas pour acquérir, je travaille pour devenir quelqu’un.
Le sport est devenu un levier et un moteur important de cette quête. J’en parlais dans ma newsletter sur mon Misogi de 2026 : le sport est le véhicule parfait pour muscler sa résilience et son endurance mentale.
Chaque jour, les compteurs sont remis à zéro : est-ce que tu fais les choses… ou pas ? Est-ce que tu dépasses l’inconfort pour faire ce que tu sais devoir faire… ou pas ?
“Don’t focus on getting into shape, focus on becoming the kind of person who never misses a workout”. Comme l’entrepreneuriat, le sport est un jeu infini.
Le plus beau dans tout ça ? Cela ne devient jamais plus facile.
Cette année, j’ai écouté avec attention cette interview de Chet Holmgren, joueur de NBA (qui a d’ailleurs été champion en 2025). Quand on lui demande : “comment est-ce que tu préfères jouer ?” Il répond : “my game is whatever the game tells me it needs to be to win” (traduction : “Mon jeu est de faire exactement ce qui est attendu de ma part pour gagner”).
Sous-entendu : mes préférences personnelles n’ont rien à faire ici. Si je veux gagner, je dois être prêt à faire ce qu’il faut pour gagner.
Be like water, my friend.
Comme chaque année, j’ai encore vu de nombreux entrepreneurs autour de moi succomber au piège de l’objet brillant.
J’ai vu ce schéma se répéter à plusieurs reprises :
J’ai construit un début d’activité qui fonctionne.
Je me rémunère correctement et je commence à comprendre ce que je fais.
Au bout de quelques mois, je me laisse distraire par d’autres types d’activités.
À mesure que je me laisse distraire, j’ai l’impression que l’herbe est plus verte ailleurs… et que mon activité initiale n’est finalement pas si bien que ça.
Cela génère une crise de sens. Je remets tout en question sur mon projet actuel.
C’est décidé : je change de projet et je poursuis cette nouvelle opportunité qui a l’air très brillante.
Au bout de quelques mois, je me rends compte que wow… ce n’est pas aussi brillant que je l’imaginais. L’herbe n’est finalement pas très verte. Maxi remise en question…
Et à ce moment, deux options : (1) je jette l’éponge ou (2) je retourne à mon activité initiale qui, par chance, a continué de me suivre.
La compétence la plus importante d’un entrepreneur est le focus. La capacité à faire les choses suffisamment longtemps sans se distraire (c’est à peu près ce que disait déjà Blaise Pascal, quelques siècles plus tôt).
Comme d’habitude, la langue allemande a un mot pour cela : Sitzfleisch. Le pouvoir de rester. Gagner par le simple fait de poser son cul sur une chaise et ne pas bouger.
“While others do what’s popular. Do what’s required.”
Niveau business, mon année 2025 est bonne. Je dépasse les 6 chiffres de CA pour la troisième année consécutive. Je ne ressens pas de lassitude particulière. Je suis bien dans mes baskets et aligné avec ce que je fais. Je cultive ma faim.
De l’extérieur, cela a l’air d’un long fleuve tranquille. Mais, en réalité, cette année (comme toutes les autres d’ailleurs) a été marquée par des remous constants.
Pour écrire ce bilan de mon année, je me suis replongé dans mes carnets de notes de l’année :
Je suis frappé de voir à quel point les périodes de doutes et de petits stress ont été nombreuses cette année.
J’ai beau entreprendre depuis 6 ans, avoir un business qui fonctionne et avoir développé une certaine résilience… les doutes ne disparaissent pas.
J’ai parfois des pensées qui me disent de tout arrêter et de jeter l’éponge. Heureusement, je parviens à les maîtriser. Mais elles restent présentes.
L’entrepreneuriat apporte liberté, indépendance, flexibilité et autonomie. Mais la médaille vient aussi avec son revers : responsabilité, doute, peur et besoin de réinvention permanente.
Au début, je prenais cela comme un fardeau. J’approchais ces difficultés avec un prisme négatif. J’espérais qu’elles disparaissent avec le temps. Mais plus j’avance et plus je réalise que c’est un cadeau : les doutes sont un test de caractère.
C’est à ce niveau que je sens que j’ai gagné en maturité. Quand une mini-crise survient, je parviens beaucoup plus rapidement à me mettre en ordre de bataille pour passer en “mode solutions”. Plutôt que de ruminer et de ressasser les choses pendant des semaines, je me demande où sont les opportunités. Je me demande ce qui est attendu de ma part pour continuer à me développer (exactement comme le dit Chet Holmgren).
Les crises surviennent quand le système ou la stratégie que l’on exécute ne fonctionne plus.
La bonne réaction est alors de se demander (1) pourquoi ça ne fonctionne plus et (2) ce qu’il faut faire pour réparer ça. La clé dans ce processus : dépassionner les choses au maximum. Analyser les choses avec froideur et lucidité.
Mon carnet est d’ailleurs rempli de mantras que j’aime écrire et me rappeler :
“C’est quand les choses deviennent difficiles et que tout le monde jette l’éponge que tu te révèles. C’est à ce moment que tu fais la différence.”
“N’espère pas que les choses deviennent plus faciles. Mais, entraîne toi pour avoir la force et le courage de réussir même dans les contextes les plus difficiles.”
“Amor Fati. Whatever comes my way, I can handle it. Whatever the day brings, I can thrive”
L’autre chose que je retiens en relisant mes carnets, c’est à quel point j’éprouve de la gratitude pour cette aventure.
Quelle chance immense de pouvoir travailler en ligne.
Quelle chance de pouvoir écrire chaque jour.
Quelle chance de pouvoir voyager quand je le veux, aussi longtemps que je le veux.
Quelle chance d’être stimulé intellectuellement et physiquement chaque jour.
Quelle chance de s’engager dans la voie de l’apprentissage perpétuel.
Je veux rester un étudiant toute ma vie. Conserver l’esprit du débutant.
J’ai affiché cette phrase au-dessus de mon bureau : “Je veux que l’on m’enterre avec une ceinture blanche”. Elle a été prononcée par Jigoro Kano, l’inventeur du judo à la fin de sa vie.
Même en tant que créateur de sa discipline, même au sommet de son art, même en ayant atteint le plus haut niveau technique possible… Jigoro Kano se considère comme un débutant.
La ceinture blanche est un symbole qui lui rappelle que le chemin ne se termine jamais. Qu’il n’existe aucune ligne d’arrivée ou niveau final.
Que dans la vie, seule la progression perpétuelle compte.
Every day is day one.
Je lance un podcast !
Comment faire pour ne pas s’ennuyer quand on travaille sur le même projet depuis 6 ans ?
C’est une question qu’on me pose parfois (cf ce que je dis plus haut sur le syndrome de l’objet brillant).
L’une des pistes de réponse est de lancer des mini-projets au sein de son projet principal. De trouver des poches de créativité à l’intérieur de ce qu’on fait déjà.
Cela peut être : lancer un nouveau canal d’acquisition. Imaginer un nouveau produit. Changer sa manière de faire du contenu. Intégrer l’IA dans tous ses processus. etc.
Les sources de réinvention sans réinventer intégralement la roue sont potentiellement sans fin.
Dans mon cas, j’ai décidé de lancer un podcast.
Il s’appelle Sauce Secrète. Chaque semaine, j’invite un top freelance en écriture pour comprendre comment construire une activité rentable et épanouissante.
On aborde tous les sujets : système d’acquisition, organisation, tarification, positionnement, mindset… et toutes les stratégies qui leur permettent de sortir du lot.
On parle business, méthodes, chiffres, apprentissages et erreurs.
Les deux premiers épisodes sont disponibles sur Youtube, Spotify et toutes les plateformes de podcasts.
Les Ressources du mois de Décembre
J’ai beaucoup lu ce mois-ci.
Gros coup de coeur pour ce livre qui raconte l’histoire (romancée) des frères Lehman. L’histoire démarre le 11 septembre 1844 quand Heyum Lehman émigre à New York depuis Rimpar en Bavière. Il va s’installer en Alabama et créer un commerce de coton.
Le livre se termine le 15 septembre 2008, avec la faillite de leur entreprise : la fameuse Lehman Brothers.
Très bonne lecture pour comprendre la tectonique des plaques géopolitiques du moment.
La thèse du livre est simple : le monde se décentralise et se fragmente. Nous assistons à la fin de l’hégémonie du dollar, le déclin des vieilles puissances occidentales et l’essor des pays asiatiques autour de Hong Kong (autour du cercle de Valeriepieris).
Avec une lame de fond : comment protéger son épargne dans ce contexte et saisir les nouvelles opportunités ?
C’est la deuxième fois que je lis ce livre. J’en parle souvent comme étant une de mes lectures favorites.
Si les thèmes que j’aborde dans cette newsletter (notamment sur le mindset) vous parlent, alors vous allez aimer cette lecture. C’est d’ailleurs le livre que j’ai offert à tous les participants de la première retraite Mode Avion.
Il s’agit de la biographie de Masayoshi Son, l’un des hommes les plus riches du Japon, fondateur de Softbank.
J’adore ce genre de parcours : de l’extrême pauvreté, de l’immigration forcée au Japon (la famille Son vient de Corée du Sud) jusqu’au sommet de l’establishment japonais. La lecture est parfois un poil technique (sur les montages financiers), mais elle vaut le coup si le personnage vous intéresse.
Niveau podcast, voici quelques recos pépites du mois de décembre :
Le dernier Festin de Carlos Diaz. Toujours un régal.
La dernière vidéo de Casey Neistat qui m’a fait lâcher une larme.
Cette épisode dingue de MyFirstMilion avec le créateur des Savannah Bananas (allez-y, c’est fou).
Cette interview d’Alexandre Stachtchenko qui explique pourquoi Bitcoin est l’une des solutions à la crise écologique.
Bon réveillon et excellent début d’année 2026 à vous !
La mienne va démarrer avec un gros Monk Mode au mois janvier, comme chaque année. 🙏
Valentin





super inspirant et pleines de reco, de livres, de podcasts! j'adore, merci!
Un plaisir de te lire ! J’adore l’idée de créer de nouveaux projets au sein de son écosystème existant pour rester focus tout en nourrissant son envie de nouveauté ! On en parlait beaucoup avec Samuel Durand qui est très fort pour ça. Bravo pour ton podcast, je vais aller écouter celui de Laura !