Ne faites plus d’études, ETF et marathon
Bonjour tout le monde,
Ravi de vous retrouver pour une nouvelle édition de ma newsletter personnelle !
Mon mois de janvier a démarré très fort : efficace, productif, sain et sportif. J’ai l’impression d’avoir bien lancé mon année 2026.
Dans quelques jours, je m’envole pour l’Asie. Au programme : du boulot, de l’exploration, mon premier marathon, des podcasts et une retraite Mode Avion. 🇯🇵
Niveau business, j’organise une journée en présentiel ce vendredi 30 janvier, à Paris. Il s’agit d’un séminaire dédié à la prospection pour freelances en écriture.
L’une de mes intentions de 2026 est de passer un gros gap dans la gestion de mes finances personnelles. J’ai 32 ans et je me rends compte que le temps passe très vite. Si je veux préparer ma retraite et sécuriser mon avenir, c’est maintenant que cela se joue.
Pour l’instant, j’ai placé des billes importantes en immobilier et en crypto… mais pas suffisamment dans la bourse. Prendre l’habitude d’épargner chaque mois quelques centaines d’euros dans la bourse est la meilleure décision à prendre dans sa vie.
Plus on démarre tôt et plus vite on se sécurise.
Est-ce que ce sont des sujets qui vous intéressent ? Si oui, j’en parlerai davantage dans mes prochaines newsletters. Dites-le moi en réponse ! 👋
On me demande d’ailleurs souvent quels outils j’utilise dans mon business et ma vie perso. Voici mes favoris :
Bitstack : permet d’épargner l’arrondi supérieur de chaque dépense en bitcoin. Parfait pour épargner de manière invisible et silencieuse sur l’actif le plus important des années à venir.
Qonto : ma banque pro. Efficace et très agréable à utiliser.
De Giro : mon Compte Titres perso. Je compte radicalement accélérer sur l’achat d’ETF (et d’actions) dans les prochains mois.
N26 : mon compte courant. Pratique, simple, efficace et parfait pour payer en devise étrangère quand je voyage.
Si vous passez par mes liens, vous aurez des réductions / bonus d’inscription sur chaque outil.
C’est parti pour la newsletter !
Ne faites plus d’études : idées tirées du livre
En janvier, j’ai lu le nouveau livre de Laurent Alexandre et Olivier Babeau : Ne faites plus d’études.
Je vous recommande chaudement de le lire (sinon, vous pouvez écouter cet épisode de podcast avec Olivier Babeau).
Voici quelques idées que je retiens :
1. L’IA est un amplificateur
Un fossé énorme va se creuser entre :
ceux qui utilisent l’IA pour s’abrutir, devenir partisan du moindre effort et tomber dans la consommation passive de contenus, jeux, etc.
et ceux qui vont utiliser l’IA pour s’augmenter, se cultiver, progresser et aller plus loin dans tout ce qu’ils font.
Ce phénomène est déjà visible depuis quelques années avec Internet. D’un côté, certains passent 8h par jour sur Tik Tok… pendant que d’autres lancent des projets scientifiques de grande envergure dès l’adolescence.
Le premier vrai facteur d’inégalités dans le monde porte sur l’utilisation personnelle des outils technologiques.
Ce n’est que le début. Cette tendance va encore s’accélérer.
L’IA est un amplificateur : si vous êtes déjà fort, elle vous rendra plus fort. Si vous êtes faible, elle vous rendra dépendant et vous affaibliera davantage.
2. Le monde de l’IA n’est pas un monde de feignasse
Pour les auteurs, le monde s’apprête à devenir plus impitoyable pour les paresseux.
Être jeune c’est vivre au milieu d’un paradoxe cruel : tout conspire à vous ramollir, pendant que le monde réel vous en demande toujours plus.
L’IA incite naturellement à la paresse intellectuelle. Plus l’IA devient performante et plus les étudiants se privent de l’effort cognitif nécessaire à leur développement intellectuel.
Je suis sûr que vous avez déjà remarqué ce phénomène : à force de donner des tâches à ChatGPT, vous n’êtes plus tellement sûr de savoir les exécuter vous-même. C’est un danger réel.
Il y a une distinction très importante à faire entre :
La connaissance réelle, lente, exigeante, qui permet de raisonner et de s’adapter ;
et la connaissance de surface qui se contente de répéter des formules toutes-faites sans réellement les comprendre.
L’IA donne l’illusion de la compétence. Donne l’illusion que les choses sont faciles.
Mais c’est l’inverse : les barrières à l’entrée augmentent partout.
(j’en parle d’ailleurs dans cette vidéo appliquée aux métiers de l’écriture en ligne).
Un grand chamboulement est en cours. L’information est à portée de main, gratuitement, partout. La question devient donc : qu’allez-vous en faire ?
Les personnes qui vont profiter de l’IA sont celles qui cultivent leur curiosité, leur volonté d’apprendre et leur capacité à s’auto-discipliner.
Il va falloir travailler sans cesse pour maintenir son esprit au niveau, le nourrir en permanence et le soumettre à la rigoureuse discipline de la curiosité.
Plus aucune rente de diplôme ou de compétence n’est possible. Il faut se retrousser les manches et se réinventer.
3. Repenser son éducation
Face à cette révolution, l’université et les écoles traditionnelles sont non seulement à la ramasse… mais aussi contre-productives.
Pourquoi passer 5 ans sur les bancs d’une université pour apprendre un métier déjà obsolète ?
Pourquoi passer 7 heures par jour à écouter un professeur, alors que l’IA est déjà 10x meilleure en tout point que cette personne ?
D’autant plus que, depuis plusieurs années, l’école ne cesse de niveler le niveau par le bas.
Non seulement c’est improductif. Mais cela devient dangereux.
Avec l’IA, les auteurs du livre prédisent une course à l’intelligence. Ne pas s’aider de l’IA pour éduquer ses enfants devient criminel quand on sait les disparités immenses qui sont en train de se créer.
Cela revient à condamner ses enfants à un déclassement intellectuel certain.
Dans le livre, ils parlent d’Alexandr Wang qui souhaite attendre que l’IA soit plus au point AVANT de faire des enfants (il attend que les interfaces du type Neuralink soient plus sûres).
C’est réel.
D’un point de vue sociétal, nous avons atteint un niveau de saturation des diplômes. Nos sociétés fabriquent plus de diplômés que la société ne peut absorber.
L’accès à l’enseignement supérieur est devenu si massif que le diplôme n’a plus aucune valeur.
En France, aujourd’hui, 50% d’une classe d’âge obtient un diplôme du supérieur. En 1960, le chiffre était de 5%.
Cela produit une génération de diplômés amers, persuadés d’avoir “fait ce qu’il fallait”, sans comprendre pourquoi le marché du travail ne les accueille pas à bras ouverts.
Une armée de frustrés se crée : “ces élites sans débouchés deviennent les ennemis du système qu’elles rêvaient de rejoindre.“
Ce sont les cohortes d’étudiants en master de sociologie ou d’histoire qui se plaignent de n’avoir aucun débouché.
Face à l’IA, la priorité de tous les pays du monde devraient être d’investir massivement dans l’éducation, la recherche et l’audace.
Certains s’y sont mis : la Chine, Singapour… tandis que d’autres continuent d’avancer à contre sens, comme la France. La France mutile chaque année un peu plus son budget pour défendre les droits des retraités, au détriment de la jeunesse.
Alors que faire ? Si nos dirigeants n’assument pas ce rôle, c’est à nous de prendre la décision individuelle de prendre cette vague.
Refuser d’intégrer l’IA dans l’éducation, c’est organiser l’inégalité. Cela revient à créer une aristocratie cognitive branchée sur les meilleures IA, pendant que tous les autres continueront à se former comme si nous étions au siècle précédent.
4. Le travail ne va pas disparaître
Concernant l’avenir du travail, les auteurs du livre ont un avis que j’ai trouvé assez rafraîchissant et enthousiasmant.
L’IA ne supprime pas l’effort humain : elle déplace la frontière de la routine mécanique vers la décision qui exige jugement et créativité.
Ce qui meurt, c’est l’exécution standardisée et le modèle rigide de l’emploi à vie.
Ce qui naît, c’est un travail augmenté, mobile, hybride, appuyé sur des outils intelligents, et plus que jamais dépendant de la qualité des esprits qui les mobilisent.
Le travail lui-même change de nature. L’homme n’est plus un rouage d’un système lent. Il devient l’aiguilleur d’un essaim d’intelligences. Il n’exécute plus, il orchestre.
L’enjeu n’est donc pas de sauver les postes menacés, mais de fluidifier la transition vers les nouveaux métiers. Et de permettre à chaque personne de se former tout au long de sa vie.
Le discours sur l’obsolescence générale du travail humain est devenu le nouvel opium des déclinistes. Les IA ouvrent des voies jusque là inimaginables.
Il ne s’agit plus de choisir un métier pour la vie. Mais de s’entraîner à évoluer sans cesse, avec souplesse, audace et profondeur. Apprendre à vivre avec l’incertitude. Apprendre à rebondir.
Il faut conserver le goût de l’étude le plus longtemps possible.
Rien ne marchera mieux que la preuve de compétence. Cela implique de trouver un moyen de prouver que vous savez faire. C’est ainsi que vous bâtirez votre crédibilité. Car dans un monde saturé de titres, c’est la preuve d’action qui fait autorité.
(ça me rappelle quelque chose)
L’un des impacts de l’IA va être l’allongement significatif de la durée de vie. Le dernier Prix Nobel de chimie affirme que l’IA pourra guérir la totalité des maladies humaines d’ici 2035 à 2040. Certains experts estiment que l’espérance de vie s’apprête à augmenter drastiquement pour s’approcher des 130, 140 ans.
L’une des conséquences évidentes : d’ici quelques années, l’horizon de retraite va mécaniquement reculer. Certains politiques rêvent encore de la chimérique retraite à 60 ans, tandis que l’on parlera bientôt de la retraite à 90 ans.
Que penser de tout cela ?
À première vue, tout cela fait peur, n’est-ce pas ?
Je pense que l’erreur serait de juger et de rentrer dans une posture critique.
L’inconnu fait peur.
Le changement fait peur.
On quitte la certitude d’un moment que l’on connaissait et dans lequel on a appris à évoluer… pour un monde que l’on ne connait pas encore.
Quand le train est arrivé, on affirmait que la vitesse rendrait fou.
Quand l’écriture s’est diffusée, certains la critiquaient car elle faisait perdre la mémoire.
Quand l’électricité est arrivée, ses détracteurs étaient vent debout contre sa dangerosité.
À chaque nouvelle avancée, son camp de réfractaires, d’hostilité et de catastrophistes.
Personnellement, je me souhaite, le plus longtemps possible, de ne pas devenir un aigri.
Je veux garder l’esprit ouvert. Rester prêt au changement et aux évolutions. Ne jamais rien prendre pour acquis.
Le monde n’attend pas. Il ne me doit rien. C’est à moi de prouver que je suis capable de m’intégrer, comprendre comment les choses fonctionnent et d’y trouver ma place.
Be water, my friend.
Le monde qui vient ne sera pas divisé entre ceux qui ont l’IA et ceux qui ne l’ont pas. Il sera divisé entre ceux qui l’auront réglée pour devenir meilleurs, et ceux qui l’auront réglée pour s’endormir. Le reste suivra. Les trajectoires, les compétences, les statuts, les revenus. Ce que vous ferez de votre IA dira ce que vous ferez de votre vie
Je me blesse pour mon marathon…
En octobre dernier, je prends la décision de filmer ma préparation à mon premier marathon. Dans le but premier de me faire kiffer, avoir des souvenirs et garder une trace pour plus tard.
Quelques semaines plus tard, je me blesse : syndrome de l’essuie-glace.
Coup dur. J’accuse le coup. Mon projet de marathon est remis en cause. Il me reste 4 mois de préparation… et je dois pratiquement repartir de zéro pour soigner ma blessure.
Mais ce n’est pas grave. Pas le choix. Pas d’excuse. On va quand même y aller.
Avec le recul, je me dis même que cette blessure est un cadeau :
elle me force à me muscler et renforcer mes faiblesses
elle rend cette aventure d’autant plus croustillante et épique
J’ai filmé toute ma préparation depuis octobre. C’est long, pas sexy, mais le premier épisode est disponible sur ma chaîne Youtube (j’en ferai 2 au total).
Un mois riche en podcast
Mes dernières semaines ont été rythmées par plusieurs podcasts.
Déjà, j’ai été invité sur la chaîne de Paul Calderone. On parle business, croissance personnelle, écriture, freelancing, etc.
Ensuite, j’ai poursuivi mon propre podcast, Sauce Secrète.
Je suis très heureux des épisodes que j’ai publiés. Avec Jeanne Gayot. Maxime Blasco.
Le dernier en date est avec Etienne Kruajitch.
J’ai eu des très bons retours, plein de messages et de chouettes commentaires. Merci 🙏
J’ai du lourd qui arrive pour les prochains épisodes !
Les prochaines Résidences Mode Avion
Je suis super excité par les retraites Mode Avion qui arrivent en 2026 🔥
Voici le programme :
Mars 2026 : Mont Fuji, Japon. On sera 7 au total. La retraite est complète.
Juin 2026 : Les Pouilles, Italie. 4 places disponibles.
Octobre 2026 : Suède. 5 places disponibles.
Novembre 2026 : Japon. 2 places disponibles.
Si cela vous intéresse, vous pouvez postuler sur cette page. Je ferai personnellement les 3 premières retraites de l’année. Ezechiel s’occupera de la dernière, au Japon.
Les Ressources du mois
En plus du livre dont je vous parlais plus haut, en janvier, j’ai terminé :
Un immense classique, que j’ai adoré. L’intrigue met un peu de temps à se mettre en place, mais ensuite, ça devient masterclass.
Une histoire prenante sur un fond historique fascinant : la Révolution Française.
Ce livre m’a été offert par mon ami Alexis Minchella. Là aussi, j’ai adoré.
Le pitch : Dans La Maison des Jeux, il n’y a ni plateau, ni dés, ni cartes. Le jeu se déroule dans le monde réel. Les villes sont des cases, les humains sont des pions, et l’Histoire est la partie en cours.
Recommandations de podcsats / vidéos :
J’ai adoré le dernier documentaire de GDIY sur la Chine. Must see. Bravo à Augustin qui a tout filmé 🔥
Bon dimanche,
Valentin



Salut Valentin, je comprends bien l'idée d'intégrer l'IA dans l'éducation quand on sait les disparités immenses qui sont en train de se créer. De là à dire aux parents que "ne pas s’aider de l’IA pour éduquer ses enfants devient criminel", je ne suis pas sûre de comprendre... Les parents devraient créer un agent IA pour les accompagner dans leur parentalité ? J'ai l'impression qu'on oublie souvent que les enfants ne sont pas des petites bêtes que les parents peuvent dresser. Montrez-leur une direction et il y a fort à parier qu'ils en prendront une autre pour s'assurer de leur libre-arbitre et tester les limites de leur liberté 🙃.
Merci pour cette superbe Newsletter !!
Au début j'ai cliqué dessus pour le sujet ETF, vu que je vais commencer à y investir dès le mois prochain 📈
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